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100 jours, 54 pays, une promesse

2026-09-20·4 min de lecture

Écrit à Goma, entre deux tournages.

100 jours, 54 pays, une promesse

Ça commence à la maison

Je m'appelle Bertin Vick. Je suis né à Goma, sur la rive du lac Kivu, à l'est de la RD Congo. Chaque matin je vois l'eau, les collines, les motos, et je pense la même chose : les gens hors d'Afrique croient que ce continent est un seul pays, une seule histoire, un seul problème. Ils ont tort, et je peux le prouver en 100 jours.

Voici la promesse. Pendant 100 jours, je visite les 54 pays d'Afrique. Dans chaque pays, je me fais un vrai ami, j'apprends un mot dans la langue locale, et je publie une vidéo à ce sujet. Chaque jour. Pas d'équipe, pas de script, pas de studio. Trois minutes et six secondes, parce que c'est la longueur de mes vidéos depuis toujours.

Pourquoi 54 pays

Parce que 54, c'est la vérité de ce continent. Le somali à l'est, le wolof à l'ouest, l'arabe au nord, des îles portugaises dans l'océan. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, et c'est exactement le but. L'Afrique n'est pas pauvre et elle n'est pas triste. L'Afrique est bruyante, drôle, ambitieuse, jeune. L'Afrique est fun na. Je le dis dans chaque vidéo parce que c'est la phrase la plus honnête que j'ai.

Un ami dans chaque pays, c'est la partie difficile, et celle qui compte. Un ami n'est pas un abonné. Un ami, c'est quelqu'un qui te montre sa rue, sa nourriture, ses débats. Quand ce sera fini, j'aurai 54 numéros de téléphone qui ne sont pas pour le business. Essayez ça avec une émission de studio.

Le nom sur la route

Ce projet porte le nom de Miguel Masaisai. Miguel était un cycliste congolais. Il a roulé de Goma vers l'Afrique du Sud, et lors de sa deuxième tentative, en route pour le Maroc, il est mort sur la route. Il n'a pas pu finir la traversée, alors nous la finissons pour lui, de la seule façon qu'internet permet : chaque pays, sans visa, sans frontière, sans obstacle. Son nom sera connu sur tout le continent. Ce n'est pas un slogan. C'est une dette.

Les salles

Chaque pays devient une salle. Une salle blanche, propre comme une galerie, avec le plat national sur la table sous une lumière chaude, le drapeau qui ondule dans le coin, deux œuvres et deux images aux murs, chacune avec sa signification écrite, et un proverbe, parce que chaque langue africaine porte des proverbes comme le lac Kivu porte le poisson. La première salle, c'est la maison : la RD Congo. La porte est jaune. Vous la reconnaîtrez.

Vous pouvez visiter les salles sur votre téléphone, sur un ordinateur, même en casque VR si vous en avez un. Ou vous pouvez lire les salles en texte, chaque plat, chaque œuvre, chaque crédit, en français et en anglais. Les deux portes mènent à la même Afrique.

Ce que je vous demande

Regardez une vidéo. Si elle vous fait sourire, partagez-la avec une personne qui croit encore que l'Afrique est un seul pays. Puis revenez demain, parce que le jour deux est déjà en chargement.

Mbote. C'est ainsi que nous disons bonjour chez moi. On se voit dans la première salle.

Une vidéo par jour, un pays à la fois.

Rejoindre le voyage